Réseau des voies navigables

Le réseau des voies navigables est constitué de l’ensemble des fleuves, rivières et canaux aménagés, équipés et ouverts à la circulation et au transport fluvial.

Le transport par eau (fleuves et canaux) revêt plusieurs avantages : il est très économique car peu coûteux en énergie, il permet de transporter des tonnages très importants, et peu polluant. Ses inconvénients, outre la lenteur d’acheminement dans certains cas, résident dans la faiblesse du réseau des voies navigables très inégalement réparti et dans la nécessité, sauf exceptions, de transports terminaux. Le transport fluvial garde une importance significative pour le transport de marchandises dans les pays dotés d’un réseau des voies navigables bien équipé.

Histoire

Dès le premier quart du xviiie siècle, les voies navigables en Angleterre représentaient 1160 miles, plus aucun point n’étant alors situé à plus de 15 miles d’un transport par eau1, en particulier grâce à une vague d’investissement dans les sociétés de canaux dans les années 1790.

 

Réseaux des voies navigables en Europe

 

Réseau des voies navigables français

Article détaillé : Transport fluvial en France.

Le réseau français de voies navigables est long de 8 501 km. La navigation fluviale y a engendré en 2014 un chiffre d’affaires de 600 millions d’euros (dont 350 millions pour le seul tourisme fluvial2). Cependant si la France possède le plus long réseau de voies navigables d’Europe2, elle ne l’utilise pas suffisamment notamment pour le transport des marchandises car tout le réseau n’est pas adapté au gabarit et normes européennes et parce qu’il manque des canaux de liaison entre certaines parties du réseau.

Les voies à grand gabarit (plus de 1 000 t) représentent une longueur de 1 800 km, mais sont constituées par des tronçons en impasse, non reliés entre eux. Le projet Seine-Nord Europe vise à relier le bassin parisien au réseau fluvial du Nord et du Benelux par un canal à grand gabarit. Le projet Rhin-Rhône a été abandonné en juin 1997 par Dominique Voynet, Ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement de l’époque. Il pourrait revenir d’actualité par un tracé de la Saône à la Moselle, parallèle au canal des Vosges actuel. La liaison Seine-Est a fait l’objet d’études dans les années 1990, sans suite concrète.

La plus grande partie du réseau, soit 6 800 km a été confiée par l’État aux Voies navigables de France (VNF), mais une partie (environ 1 000 km) a été transférée à des régions et 700 km sont restés sous la gestion directe de l’État. Cependant certaines sections sont gérées dans le cadre de concessions par des syndicats mixtes ou par les ports maritimes.

En l’an 2000, un total de 2 200 péniches et chalands y ont transporté 59 millions de tonnes de produits. D’autre part, le réseau français des voies navigables a été emprunté par 300 bateaux-omnibus (« Bateaux Mouches » est une marque déposée), 1 000 coches de plaisance et 50 000 bateaux de plaisance, au total 8,5 millions de personnes ont effectué une croisière fluviale, plus ou moins longue. La France ne compte que très peu de véritables unités de luxe pour la navigation fluviale alors que la demande est très forte.

Les fonctions du réseau navigable

  1. Transport de marchandises : voies à grands gabarit : Seine, Rhin et grand canal d’Alsace, canal Dunkerque-Escaut, Moselle, Rhône
  2. Tourisme fluvial : canal du Midi, Saône
  3. Prises d’eau et rejets : refroidissement des centrales EDF, prises d’eau des collectivités (région parisienne), prise d’eau agricole (irrigation)
  4. Production d’électricité ; centrales hydroélectriques du Rhône (Compagnie nationale du Rhône) et du Rhin
  5. Protection contre les crues : digues du Rhône, du Rhin…
  6. Loisirs (nautisme, sports…)
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